La loi anti-maigreur fait son apparition en France

Alors que la majorité de la population réclame haut et fort une saine représentation du corps de la femme dans l’industrie de la mode depuis maintenant un certain temps, la France a enfin décidé de bouger le petit doigt : la loi anti-maigreur fait son apparition.

En effet, les mannequins devront dorénavant fournir un certificat médical attestant de leur santé pour pouvoir pratiquer, grâce à la « loi mannequin ». De plus, les photos qui sont retouchées devront en porter la marque.

Guerre contre l’anorexie des femmes et des adolescentes ; bataille contre cette image déformée qu’il faut être maigre pour être belle, cette loi arrive à point nommé.

loi-anti-maigreur-mlle-frivole

Source image: Getty Images

Les balises de la loi anti-maigreur

Bien que cette loi ait été votée en décembre 2015 par les députés français, elle s’est fait attendre avant de voir le jour. Elle est appliquée seulement depuis le 6 mai 2017.

Cette nouvelle loi s’appuiera notamment sur l’indice de masse corporelle du mannequin afin de décider si celle-ci est suffisamment en santé pour exercer son métier. Des suivis médicaux seront instaurés.

Dans le cas où une agence enfreint la loi, elle pourrait faire face à une amende salée et six mois d’emprisonnement. Ce n’est quand même pas rien !

Affirmer que la majorité des acteurs de l’industrie de la mode n’est pas comblée de cette loi est un euphémisme…

La loi anti-maigreur est-elle suffisante ?

Bien que ce soit déjà mieux qu’avant, plusieurs se posent la question à savoir si les balises de la loi anti-maigreur seront suffisantes pour faire des podiums et des photoshoot un lieu sans maigreur extrême.  Plusieurs affirment que le suivi médical n’est pas assez strict.

Selon les rumeurs, certains mannequins auraient déjà commencé à penser à des stratagèmes pour détourner les règles, tels qu’ajouter des poids dans leur soutien-gorge lors de la pesée.

En outre, les contraintes médicales n’empêcheront pas de modifier la photo ensuite en amaigrissant le mannequin. Certes, ils devront indiquer que la photo a été retouchée, mais cela aura-t-il un impact suffisamment négatif et important sur le public au point que la référence de la maigreur en beauté sera éliminée ? J’en doute.

Les suites de la loi anti-maigreur

La loi anti-maigreur est certes un début. Mais comme toute loi, elle peut être enfreinte, et le sera forcément. Il y a encore trop de réticence à changer la mentalité profondément ancrée de la maigreur chez la femme. Celle-ci demeure la référence en matière de beauté.

Les désordres alimentaires circulent dans le monde de la mode. Les mannequins ressentent tellement de pression pour perdre du poids afin de répondre aux exigences, qu’elles finissent par développer des problématiques alimentaires et d’estime de soi.

Plus que des règlements et des balises, il faudrait un changement dans la vision de la beauté des femmes pour créer un impact réellement profond et salutaire. Le culte de la minceur fait rage et est extrêmement puissant !

Depuis quelques années, certains mannequins osent lever la main pour dénoncer la pression qu’elles subissent à demeurer dans des tailles « d’échantillon », dont Cara Delevingne. Depuis, cette dernière a décidé de mettre sa carrière de mannequinat de côté.

Il est dommage que nous soyons obligés de légiférer et, encore une fois, de dire aux femmes ce qui est beau, pour parvenir à promouvoir la santé corporelle.

 

img_0016-3Laurence

Laurence est cofondatrice de Mlle Frivole. Artiste dans l’âme, elle a toujours eu le besoin d’exprimer sa créativité. Petite, elle écrivait des romans pour extérioriser ses idées. Aujourd’hui, Laurence répond à sa fibre créatrice avec Mlle Frivole. Passionnée de mode et de beauté, elle se tient à la page des nouvelles tendances et scrute de près le domaine. Girly et adorable, Laurence donne le sourire à toutes ses clientes. N’hésitez pas à lui faire des demandes spéciales, elle vous dénichera la perle rare lors de ses séances de magasinage.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *